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Santosha

Mesdames et messieurs je m’insurge ! Oui, tout à fait, je m’indigne ! Contre quoi me direz-vous ? Contre des pratiques odieuses et honteuses de la société pardi ! Cette pression ambiante qui pèse sur nos épaules, les regards en coin que nous jettent les passants qu’on ne connaît pas, cette horrible culpabilité qui prend la forme d’un petit ange nous jugeant du regard depuis le bout de notre épaule. Bon ok, le dernier point c’est peut-être juste moi… Mais n’essayez pas de changer de sujet ! Je vous parle du sentiment de honte qui nous étreint la gorge et qu’on ne devrait jamais être obligé de ressentir, ce sentiment d’avoir raté quelque chose, de ne pas être à la hauteur…

Ok, j’avoue tout : ce soir je ne suis pas allée au sport.

Mais pour me rattraper (vous comprendrez plus tard l’ironie de ce début de phrase) j’ai décidé de m’offrir un petit Tao Pai Pai à emporter ! Qu’est-ce donc ? Mais enfin ! C’est le plat le plus délicieux, chaud et fondant du génial restaurant situé Place Fernand Lafargue : le Santosha ! Du poulet frit avec une sauce caramel, du riz et de la salade. Ça a l’air plutôt banal dit comme ça mais c’est comme un petit bout de paradis (si le paradis était un énorme morceau de gras moelleux et frit). Les portions sont très copieuses, et je ne vous le cache pas l’Homme ne veut plus manger autre chose depuis qu’il a découvert ce plat. Mais vraiment, plus rien d’autre. De tous les jours de la semaine.
L’endroit est également très stylé, et les toilettes sont certainement l’attraction principale : immenses, avec une planche de surf et une salle d’attente. Si, si. Et la cuisine est à l’image du lieu : stylée, indonésienne et vous donne envie de partir au soleil. Un régal pour les papilles ! Perso, c’est comme ça que je lutte contre ma culpabilité. Et puis c’était la vilaine prof au sport aujourd’hui.

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Upper Burger

Dimanche : le jour du rien. Oui, du rien de rien du tout ! Je ne fais pas le ménage, pas de lessive, pas de travail, et surtout la règle absolue : je ne fais pas à manger. Le dimanche c’est mon exutoire, mon joker, mon temps mort. La solution pour ne pas mourir de faim ? Le dîner à emporter pardi ! Oui, parce que petite précision comme je ne me lève pas avant 14h, je ne fais qu’un seul repas dans la journée. Mais quel repas… Je sautille sur le chemin habituel, pleine d’entrain malgré la nuit qui tombe, je souris aux gens planqués dans les allées sombres (ce sont peut-être de dangereux psychopathes mais qu’importe : j’ai faim), les oiseaux chantent… Ah non, ça c’est mon ventre qui gargouille. Je pousse la porte… Ouh, la douce odeur que je connais par coeur, l’odeur du dimanche soir, de la glandouille, du gras, du bonheur quoi ! Je dis bonjour à tout le monde même si personne ne me reconnaît dans mon habit de lumière (j’entends par là mon gros jogging du dimanche et ma doudoune fourrée), rien ne peut m’atteindre !

-« Un-Upper-Bacon-Cheese-avec-salade-tomates-compotée-d’oignons-avec-des-frites-sivouplé ! »

On ne m’enlèvera pas de l’idée que les burgers c’est quand même une invention culinaire absolument formidable. Cette semaine petite innovation avec la suggestion du jour : sauce honey mustard. Très très bon, comme un peu tout chez Upper Burger. Pourquoi c’est si délicieux ? Parce que tous les ingrédients sont « faits maison », le pain vient du boulanger, le steak est énorme et bien saignant, les petites frites croquantes juste ce qu’il faut, et surtout qu’on peut faire sa propre création. Le principe est simple : on choisit une base (steak / steak&fromage / steak de légumes) et on ajoute ensuite à volonté tous les ingrédients ! L’indispensable restant bien sûr la compotée d’oignons maison. L’option pour ceux qui ont très très très faim : le double steak du boucher, petites bouches s’abstenir. Un combo gagnant à ramener chez soi et à déguster devant une petite série télévisée.
Résultat : un bidou plein, des papilles repues, un dodo amplement mérité : bref, un dimanche soir (extra)ordinaire.

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L’Artigiano Mangiatutto

Posons les bases de la scène : elle rentre chez elle, énervée, trempée par la pluie, fatiguée… Il lui dit qu’il n’est pas disponible ce soir, elle râle un peu. De rage, elle enfile son pyjama et ouvre un paquet de chips (elle a le droit, ça a été une vraiment longue journée !) et elle met une téléréalité stupide (mais qu’elle aime bien en vrai, sauf que ça la décrédibilise).

Soudain… On frappe à la porte. Un voisin mécontent du bruit de la télé ? Un tueur à gages qui se serait malencontreusement trompé de porte ? Toutes les options sont envisageables…

-« Mon chat ? » 

Non c’est l‘Homme ! Une surprise ! J’ADORE LES SURPRISES. Ni une ni deux, elle troque son pyjama contre un gros pull (ah oui, il fait -12° et il pleut faut pas pousser mémé dans les orties les gars) et les voilà partis au restaurant ! Un petit italien « L’Artegiano Mangiatutto » qui a l’air délicieux, tout près de la maison (au cas où on devrait rentrer en roulant parce qu’on aurait trop mangé, on n’est jamais trop prévoyant) : le choix est fait.

Pas de menus, les plats affichés aux murs sont en italien : nous appelons la serveuse au secours. Heureusement pour nous, elle est habituée et nous conseille l’entrée du jour : apparemment c’est un délice et certains clients ne viennent que pour ça (tout ça avec un accent chantant et un très joli sourire). Qu’à cela ne tienne ! Les aventuriers du goût que nous sommes lui faisons confiance et nous ne l’avons pas regretté…

Au menu : en entrée de la mozzarella di buffala avec de la crème au milieu (ça a un nom mais j’ai oublié), de la roquette et du jambon de parme. Avec un petit vin rouge du pays c’était une première très réussie ! La douceur du fromage constrastait agréablement avec le piquant de la roquette, tandis que le jambon apportait un petit côté salé très agréable. Bref, une tuerie quoi. L’Homme en aurait bien repris une deuxième assiette…

Pour lui : pâtes à la chair à saucisse avec épinards, oignons, sauge et vin blanc. Un plat très consistant, pas pour les mauviettes ! Mais si on a l’estomac solide c’est un régal pour les papillesPour elle : pizza au jambon de parme et mozzarella. Et attention, un coeur à la mozzarella ! Très fondant, même si j’aurais préféré que le fromage au centre soit un peu plus chaud et coulant. Avantage non négligeable, je n’ai pas fini mon assiette, et serai donc demain midi sacrée reine du tupperware à la cafétéria.

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Mokoji

La pluie. Le froid. Notre héroïne brave fièrement les éléments pour rejoindre sa fidèle acolyte. Elle a l’impression de se retrouver piégée au centre d’une goutte d’encre noire, l’encre d’une pieuvre maléfique… Mais telle une rengaine lancinante, elle continue sa route. Il le faut, c’est une question de survie. Il faut atteindre la porte, la pousser pour enfin sentir la chaleur l’envelopper tel un petit plaid tout doux…

Dans un dernier effort, le dernier sursaut de vie d’une baleine échouée, elle arrive enfin à bon port ! Une lumière douce, du bois, des baguettes, une voix familière… 

– » J’AI FAIM ! Quoi c’est qu’on mange dans ce petit restau ? « 

Vous l’aurez deviné grâce à mes très jolies métaphores marines : ce midi c’était poisson avec la copine ! Mokoji, un petit restaurant fort sympathique et qui nous a bien régalées. Au menu : tartare de saumon sur lit de riz (chaud, importante précision), avec ses petits oignons frits et sa salade. En un mot : miammiam. Oui, un seul mot, carrément. Le saumon était fondant à souhait et se mariait parfaitement avec le croquant des oignons frits ; j’ai également beaucoup apprécié le contraste chaud/froid de ce plat copieux. L’amabilité et la bonne humeur de la serveuse malgré la tempête qui faisait rage dehors, nous a permis de faire une pause très agréable : nous ne manquerons pas de revenir, foi de Crazy Foodeuse !

De la délicieuse nourriture au nom imprononçable qui cale bien le bidou, on se serait presque fait une petite sieste dans un coin tellement on était biens. Mais l’heure de rentrer au bureau a malheureusement sonné, et j’ai alors découvert un autre avantage à mon plat délicieux : les relents d’oignons frits ont fait fuir les gens qui souhaitaient me quémander des cigarettes. Hauts les coeurs et bonne après-midi !

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Chapitre premier : la révélation

Je dormais bien tranquillement dans mon petit lit, quand m’est venue soudain une idée de génie : et si je racontais ma vie à des inconnus sur internet ? Ni une ni deux, je bondis hors de mon cocon douillet pour me jeter sur mon clavier ! Seulement… Écrire oui, mais écrire sur quoi ? BIM deuxième éclair foudroyant : la seule chose qui me fait me lever le matin, c’est-à-dire la perspective d’un bon repas.

Allier trois de mes grandes qualités : ma décadence mentale, mon amour de l’écriture et ma passion indéniable pour la bonne nourriture.

Chaque article sera donc ici une anecdote de vie, un condensé truculent d’aventures avec une pincée de rigolade, le tout saupoudré d’une bonne dose de GRAS.

En espérant que tout cela vous plaira, mais si ce n’est pas le cas merci de m’envoyer une mèche de vos cheveux afin que je construise une poupée vaudou à votre effigie.

Bien cordialement,

La crazy foodeuse